LES CONTRE LA L.R.U.
LE PRESIDENT D'UNIVERSITE
- Le président n'est plus élu par les trois conseils: sa légimité pourrait être amoindrie. Certains syndicats ont demandé que le renouvellement soit compensé par une procédure de destitution. Le fait qu'il ne soit pas obligatoirement enseignant-chercheur entache sa légitimité, notamment pour constituer les comités de séléction. En matière de nominations, les CA ont déjà un droit de véto.
LA COMPOSITION DU CA
- Un des aspects important du fonctionnement universitaire est la collégialité qu'un CA réduit risque de mettre en cause. Désormais toutes les composantes ne seront pas forcément représentées et les personnels Iatoss voient leur poids fortement réduit.
LES ELECTIONS DANS LES CONSEILS
- La suppression du panachage va déboucher sur une plus grande politisation des listes, ce qui bloquera l'émergence des personnalités.
LES MISSIONS DU CA
- Le CA empiète sur les rôles respectifs du CS et du CEVU qui ne font plus que donner des avis.
LE ROLE DU CONSEIL SCIENTIFIQUE
- Le rôle du CS est réduit. Le dessaisir ( au profit du CA ou du président à propos des promotions, des primes et de la modulation des services des enseignants-chercheurs), c'est prendre le risque de l'arbitraire et du clientélisme, et d'un manque de compétences dans les décisions touchant à la recherche.
LE ROLE DU CEVU
- Alors que le nombre d'universités ont désigné des vice-présidents (VP) étudiants, l'institution systématique de VP du CEVU peut appraître comme contre-productive. D'autant qu'aucun statut de VP étudiants n'est défini et que sont rôle est restreint à la vie étudiante.
LES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS
- La solution, concernant la qualification de enseignant chercheurs, aurait été d'interdire le recrutement des thésards dans leur université et d'obliger les maîtres de conférences qui deviennent professeurs à changer d'université.
LES OBLIGATIONS DE SERVICE
- la mission d'enseignement pourrait être négligée au bénéfice de la recherche. Les enseignants de licence pourraient n'être assurés que par des chargés d'enseignement non universitaires.
LES PERSONNELS CONTRACTUELS
- Cette disposition ouvre la voie à une défonctionnarisation des emplois de cadres et d'enseignants-chercheurs et revient à refuser certains emplois à des fonctionnaires.
L'ATTRIBUTION DES PRIMES
-Les syndicats craignent l'individualistation de la gestion des carrières. Ils s'inquiètent également de l'attribution de récompenses décidés arbitrairement par le président d'université.
LES COMPOSANTES
- Remise en cause du cadre national des universités et la possibilité de dérives locales avec la suppression d'UFR et donc d'enseignements.
LES UFR DE SANTE
- Les universités auront tout intérêt à créer des facs de médecines, de pharmacie ou d'odontologie, considérées comme formations professionnelles. on peut imaginer de voir pousser j'usqu'à 80 UFR de médecine.
LE BUDGET GLOBAL
- La fusion des crédits budgétaires et des resources propres pourrait faire courrir un risque de désengagement de l'Etat en le dédouanant de ses responsabilités en matière d'encadrement.
DEVOLUTION DU PATRIMOINE
- L'Etat pourrait profiter de cette disposition pour se débarrasser de bâtiement en mauvais état et laisser les établissemnets assurer la réfection sans transférer les moyens nécessaires. Autre question qui plane sur cette dévolution du patrimoine: les universités seront-elles capables de se doter des compétences juridiques et techniques pour assumer des chantiers parfois colossaux ?
LES NOUVELLES RESSOURCES
- Il y aurait le risque d'une inféodation des intérêts privés, privilégiant des opérations à court terme. Le risque d'un désengagement de l'Etat.
LA VIE ETUDIANTE
-Les syndicats de personnels craignent que les emplois d'étudiants ne remplacent des postes statutaires.
L'INSCRIPTION A L'UNIVERSITE
- Des organisations étudiantes pointent un risque de séléctions déguisée. Il n'est pas non plus certain que cette préinscription soit aisée à mettre en place. En effet, l'orientation active, expérimentée en 2007, n'a fait l'objet d'aucun bilan officiel. Mais une étude de l'UNEF laisse penser que la procédure a eu un faible impact sur l'orientation des bacheliers.
extraits de "l'officiel de la Recherche et du Supérieur"je vous engage à débatre ici ou entre vous de ce qui se passe actuelement dans les universités.